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Dans tout ce problème, \(n\) et \(p\) sont deux entiers naturels tels que \(n \geqslant 2\) et \(p \geqslant 1\).
Pour tout entier naturel non nul \(k\) :
on identifie chaque élément de \(\mathbb{R}^{k}\) à la matrice colonne de ses coordonnées dans la base canonique,
on identifie chaque endomorphisme de \(\mathbb{R}^{k}\) à sa matrice dans la base canonique,
on rappelle que si \(X\) et \(Y\) sont deux éléments de \(\mathbb{R}^{k}\), le produit scalaire canonique de \(X\) et \(Y\) vaut \({}^t\!\, XY\) où \({}^t\!X\) désigne la transposée de \(X\).
On utilise les notations suivantes :
\(\mathcal{S}_{n}\) désigne l’ensemble des matrices carrées d’ordre \(n\) symétriques réelles, et \(\mathcal{H}_{n}\) le sous-ensemble de \(\mathcal{S}_{n}\) formé des matrices dont tous les coefficients diagonaux sont nuls,
\(U_{n}\) est le vecteur colonne de \(\mathbb{R}^{n}\) dont toutes les composantes valent 1 et \(H_{n}=\mathrm{I}_{n}-\frac{1}{n} \, U_{n} \,{}^t\!\, U_{n}\) où \(\mathrm{I}_{n}\) désigne la matrice identité d’ordre \(n\),
Dans tout le problème, si \(A \in \mathcal{H}_{n}\) est d’élément générique \(a_{i, j}\), c’est-à-dire \(A=\left(a_{i, j}\right)_{1 \leqslant i, j \leqslant n}\), on notera : \[\forall i \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right], \ a_{i}=\frac{1}{n} \sum_{k=1}^{n} a_{i, k}=\frac{1}{n} \sum_{k=1}^{n} a_{k, i}\quad \text{et} \quad a=\frac{1}{n^{2}} \sum_{1 \leqslant i, j \leqslant n} a_{i, j}=\frac{1}{n} \sum_{i=1}^{n} a_{i}\]
On dit qu’une matrice \(A \in \mathcal{H}_{n}\) d’élément générique \(a_{i, j}\) est une matrice euclidienne de type \((n, p)\), s’il existe \(n\) vecteurs \(X_{1}, \ldots, X_{n}\) de \(\mathbb{R}^{p}\) tels que : \[\forall(i, j) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]^{2}, \ a_{i, j}=\left\|X_{i}-X_{j}\right\|^{2}\]
la norme étant la norme euclidienne canonique sur \(\mathbb{R}^{p}\),
On dit alors que les vecteurs \(X_{1}, \ldots, X_{n}\) sont associés à \(A\) et réciproquement,
On notera \(\mathcal{E}_{n, p}\) l’ensemble des matrices euclidiennes de type \((n, p)\) et \(\mathcal{E}_{n}\) la réunion des ensembles \(\mathcal{E}_{n, p}\) pour \(p \in \mathbb{N}^{*}\).
On admet que \(\operatorname{dim}\left(\mathcal{S}_{n}\right)=\frac{n \left( n+1 \right)}{2}\) et que si l’on note \(\mathcal{D}_{n}\) le sous-espace vectoriel de \(\mathcal{S}_{n}\) des matrices diagonales, \(\operatorname{dim}\left(\mathcal{D}_{n}\right)=n\).
L’objet du problème est d’établir une caractérisation des matrices euclidiennes qui sont utilisées en analyse de données.
Montrer que \(\mathcal{H}_{n}\) est un sous-espace vectoriel de \(\mathcal{S}_{n}\) et que \(\mathcal{S}_{n}=\mathcal{H}_{n} \oplus \mathcal{D}_{n}\).
En déduire la dimension de \(\mathcal{H}_{n}\).
Soit \(X \in \mathbb{R}^{n}\). Montrer que \(\frac{1}{n} \, U_{n}\, {}^t\!\, U_{n} X\) est la projection orthogonale de \(X \operatorname{sur} \operatorname{Vect}\left(U_{n}\right)\), le sous-espace vectoriel de \(\mathbb{R}^{n}\) engendré par \(U_{n}\).
En déduire que \(H_{n}\) est le projecteur orthogonal sur \(\left(\operatorname{Vect}\left(U_{n}\right)\right)^{\perp}\).
\(H_{n}\) est-elle inversible? Quel est le rang de \(H_{n}\) ?
On définit l’application \(\Phi\) de \(\mathcal{H}_{n}\) dans \(\mathcal{S}_{n}\) par : \(\forall A \in \mathcal{H}_{n}, \Phi(A)=-\frac{1}{2} H_{n} A H_{n}\).
Vérifier que \(\Phi\) est bien définie et qu’elle est linéaire.
Écrire une fonction Python Phi(A) qui
retourne \(\Phi(A)\) lorsque le tableau
numpy A représente
la matrice \(A\).
On supposera avoir importé numpy avec
l’instruction import numpy as np.
Que renvoie Phi(np.array([[0,2],[2,0]]))
?
Quels sont les coefficients de la matrice \(H_{n}\) ?
Soit \(A=\left(a_{i, j}\right)\) appartenant à \(\mathcal{H}_{n}\) et \(a_{i, j}^{\prime}\) l’élément générique de la matrice \(A H_{n}\). Établir pour tout \((i, j) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]^{2}\), l’égalité : \(a_{i, j}^{\prime}=a_{i, j}-a_{i}\).
En déduire que \(b_{i, j}\), l’élément générique de \(\Phi(A)\), vérifie :
\[\forall(i, j) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]^{2}, \ b_{i, j}=\frac{1}{2}\left(a_{i}+a_{j}-a_{i, j}-a\right)\]
Un exemple. Calculer \(\Phi(A)\) si \(A= \begin{pmatrix} 0 & 1 & 2 \\ 1 & 0 & 3 \\ 2 & 3 & 0 \end{pmatrix}\).
Soit \(A \in \mathrm{Ker}(\Phi)\) d’élément générique \(a_{i, j}\).
Montrer que, pour tout \(i \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]\), \(a_{i}=\dfrac{a}{2}\).
En déduire que \(a=0\) puis que \(A\) est la matrice nulle.
Que peut-on en déduire pour \(\Phi\) ?
On considère l’ensemble \(\mathcal{K}_{n}\) des matrices \(M\) de \(\mathcal{S}_{n}\) telle que \(M U_{n}=0\).
Montrer que \(\operatorname{Im}(\Phi) \subset \mathcal{K}_{n}\).
Montrer que \(\mathcal{K}_{n}\) et \(\mathcal{D}_{n}\) sont en somme directe.
En déduire que \(\operatorname{dim}\left(\mathcal{K}_{n}\right)=\dfrac{n \left( n-1 \right)}{2}\) et que \(\operatorname{Im}(\Phi)=\mathcal{K}_{n}\).
Dans cette partie, \(A=\left(a_{i, j}\right)\) appartient à \(\mathcal{E}_{n, p}\) et est associée aux vecteurs \(X_{1}, \ldots, X_{n}\) appartenant à \(\mathbb{R}^{p}\).
On démontre dans cette partie que \(\Phi(A)\) ne possède que des valeurs propres positives parmi lesquelles se trouve 0.
Un exemple lorsque \(n=3\).
\(A\) est la matrice associée aux vecteurs : \[X_{1}= {}^t\!\begin{pmatrix} 1 & 0 & 1 \end{pmatrix},\quad X_2 = {}^t\!\begin{pmatrix} 1 & 1& 0 \end{pmatrix} \quad \text{et} \quad X_3 = {}^t\!\begin{pmatrix} 1 & 1& 1 \end{pmatrix}\]
Déterminer \(A\), \(\Phi(A)\), puis les valeurs propres de \(\Phi(A)\).
Un autre exemple dans le cas général. Dans cette question \(A\) a tous ses coefficients non diagonaux qui valent 1.
En utilisant une base orthonormée de \(\mathbb{R}^{n}\), montrer que \(A\) appartient à \(\mathcal{E}_{n, n}\).
Si \(b_{i, j}\) désigne l’élément générique de \(\Phi(A)\), montrer que : \[\forall (i, j) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]^{2}, \ b_{i, j}= \begin{cases} \hfill -\frac{1}{2 n} \hfill & \text {si } i \neq j \\ \hfill \frac{n-1}{2 n} \hfill & \text {si } i=j \end{cases}\]
En déduire que \(\Phi(A)=\frac{1}{2} \,H_{n}\) puis que \(\operatorname{rg}(\Phi(A))=n-1\) et \(\operatorname{Sp}(\Phi(A))=\left\{0, \frac{1}{2}\right\}\).
Montrer que pour tout entier \(k \geqslant p\), \(A \in \mathcal{E}_{n, k}\).
Montrer que pour tout vecteur \(Y \in \mathbb{R}^{p}\), les vecteurs \(X_{1}-Y, \ldots, X_{n}-Y\) sont aussi associés à \(A\).
En déduire que l’on peut choisir les \(X_{i}\) de sorte qu’ils soient associés à \(A\) et vérifient : \[\sum_{i=1}^{n} X_{i}=0 \tag{1}\]
On suppose dans la suite de cette partie que cette relation (1) est vérifiée.
Exprimer \(a_{i, j}\) en fonction de \(\left\|X_{i}\right\|^{2},\left\|X_{j}\right\|^{2}\) et \({}^t\!X_{i} X_{j}\). En déduire que : \[a_{i}=\left\|X_{i}\right\|^{2}+\frac{1}{n} \sum_{j=1}^{n}\left\|X_{j}\right\|^{2}\] puis que : \[a=\frac{2}{n} \sum_{j=1}^{n}\left\|X_{j}\right\|^{2}\]
On note \(b_{i, j}\) l’élément générique de \(\Phi(A)\). En utilisant la question 5.c), établir l’égalité : \[\forall(i, j) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,n} \right]\kern-0.15em\right]^{2}, \ b_{i, j}={ }^{t} X_{i} X_{j}\]
puis que, si l’on note \(X\) la matrice de \(\mathcal{M}_{p, n}(\mathbb{R})\) dont les colonnes sont \(X_{1}, \ldots, X_{n}\) : \(\Phi(A)= {}^t\!X X\).
Montrer que \(\operatorname{rg}(\Phi(A))=\operatorname{rg}(X)\) et en déduire que \(\operatorname{rg}(\Phi(A)) \leqslant p\).
Montrer que les valeurs propres de \(\Phi(A)\) sont positives ou nulles et que 0 est une de ces valeurs propres.
On considère dans les questions 13 et 14 de cette partie \(A \in \mathcal{H}_{n}\).
On note alors \(G=\Phi(A)\), \(p=\operatorname{rg}(G)\) et on suppose que \(\operatorname{Sp}(G) \subset \mathbb{R}^{+}\) et \(p \neq 0\).
On démontre que sous ces hypothèses \(A\) est euclidienne. On établit ensuite une caractérisation des matrices euclidiennes.
Montrer qu’il existe des réels strictement positifs \(\alpha_{1}, \ldots, \alpha_{p}\) et une matrice orthogonale \(P\) tels que \(G=P \Delta^2 \,{}^t\!P\) où \(\Delta\) est la matrice diagonale dont les \(p\) premiers éléments diagonaux sont \(\alpha_{1}, \ldots, \alpha_{p}\) et les autres coefficients sont nuls.
Montrer que les \(n-p\) dernières lignes de \(\Delta \, {}^t\!P\) sont nulles.
On considère \(X\) la matrice de \(\mathcal{M}_{p, n}(\mathbb{R})\) dont les lignes sont les \(p\) premières lignes de \(\Delta^{t} P\). Montrer que \(G={}^t\!X X\).
On note \(X_{j}\) la \(j\)-ème colonne de \(X\).
Montrer que l’élément générique de \(G\) est \({}^t\!X_{i} X_{j}\).
En utilisant que \(G U_{n}=0\), en déduire que \(\sum\limits_{j=1}^{n} X_{j}=0\).
En conclure que \(A\) est la matrice euclidienne associée aux points \(X_{1}, \ldots, X_{n}\) et que \(A \in \mathcal{E}_{n, p}\).
En utilisant les résultats de la partie II et ceux de cette partie, démontrer que l’on a, pour toute \(A \in \mathcal{H}_{n}\), l’équivalence suivante : \[A \in \mathcal{E}_{n} \Longleftrightarrow \operatorname{Sp}(\Phi(A)) \subset \mathbb{R}^{+}\]
et que, si \(A \in \mathcal{E}_{n}\) n’est pas la matrice nulle, \(p=\operatorname{rg}(\Phi(A))\) est la valeur minimale de \(p\) pour laquelle on a \(A \in \mathcal{E}_{n, p}\).
En déduire que \(\mathcal{E}_{n}=\mathcal{E}_{n, n-1}\).
Application. En utilisant la matrice de la question 9 et le résultat précédent, montrer que dans \(\mathbb{R}^{n-1}\), il existe \(n\) vecteurs \(X_{1}, \ldots , X_{n}\) tels que \(\left\|X_{i}-X_{j}\right\|=1\) pour tout \(i \neq j\) mais pas \(n+1\) ou plus.
On importe la bibliothèque linalg de
numpy en exécutant
import numpy.linalg as al et on saisit une
matrice A qui représente une matrice de \(\mathcal{H}_{n}\).
Donner une commande Python comportant
Phi(A) et la fonction
al.eig qui vaut True
lorsque A représente une matrice euclidienne
et False sinon.
Soit \(M \in \mathcal{S}_{n}\). Montrer que \(\operatorname{Sp}(M) \subset \mathbb{R}^{+}\) si et seulement si pour tout élément \(X\) de \(\mathbb{R}^{n},\ {}^t\!X M X \geqslant 0\).
En déduire que, pour toute \(A \in \mathcal{H}_{n}\) : \[A \in \mathcal{E}_{n} \Longleftrightarrow \forall X \in \mathbb{R}^{n}, \ {}^t\!X \Phi(A) X \geqslant 0\]
Dans cette question, on suppose comme dans la question 5.d) que \(A=\begin{pmatrix} 0 & 1 & 2 \\ 1 & 0 & 3 \\ 2 & 3 & 0 \end{pmatrix}\) et on pose \(X=\begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix}\).
Montrer que \({ }^{t} X \Phi(A) X=\dfrac{1}{3}\left(x^{2}+2 y^{2}+3 z^{2}-2 x z-4 y z\right)\).
En déduire que \(A\) est euclidienne.
On établit dans cette partie une condition nécessaire et une condition suffisante, assez faciles à vérifier, pour qu’une matrice de \(\mathcal{H}_{n}\) soit euclidienne.
Pour toute matrice \(M \in \mathcal{S}_{n}\) semblable à une matrice diagonale dont les valeurs propres non nulles sont \(\lambda_{1} \geqslant \ldots \geqslant \lambda_{r}\) où \(r \geqslant 1\), on pose :
\[m=\frac{\operatorname{Tr}(M)}{r}=\frac{1}{r} \sum_{k=1}^{r} \lambda_{k} \quad \text{et} \quad s=\sqrt{\frac{\operatorname{Tr}\left(M^{2}\right)}{r}-m^{2}}\]
Soit \(M \in \mathcal{S}_{n}\). On pose \(\Lambda=\begin{pmatrix} \lambda_{1} \\ \vdots \\ \lambda_{r} \end{pmatrix}\) et on rappelle que \(U_{r}=\begin{pmatrix} 1 \\ \vdots \\ 1 \end{pmatrix}\).
Montrer que \(m=\dfrac{1}{r} \,{}^t\!\, U_{r} \Lambda\) puis que \(m^{2} \leqslant \dfrac{\operatorname{Tr}\left(M^{2}\right)}{r}\). En déduire que la définition de \(s\) est toujours possible.
Montrer que \(s^{2}=\dfrac{1}{r} \,{}^t\!\Lambda H_{r} \Lambda\), où \(H_{r}=\mathrm{I}_{r}-\frac{1}{r} \, U_{r} {}^t\!\, U_{r}\).
Soit \(Y \in \mathbb{R}^{r}\), montrer que :
\[\left|{ }^{t} Y H_{r} \Lambda\right| \leqslant \sqrt{{ }^{t} Y H_{r} Y} \sqrt{{ }^{t} \Lambda H_{r} \Lambda}\]
en déduire que :
\[-s \sqrt{r} \sqrt{{ }^{t} Y H_{r} Y} \leq{ }^{t} Y H_{r} \Lambda \leqslant s \sqrt{r} \sqrt{{ }^{t} Y H_{r} Y}\]
On suppose que \(Y\) est le \(r\)-ième vecteur de la base canonique de \(\mathbb{R}^{r}\).
Montrer que \({ }^{t} Y H_{r} Y=\dfrac{r-1}{r}\) et \({ }^{t} Y H_{r} \Lambda=\lambda_{r}-m\).
En déduire que :
\[\lambda_{r} \geqslant m-s \sqrt{r-1}\]
Montrer que \(: r^{2}\left(m-\lambda_{r}\right)^{2} \geqslant \sum\limits_{k=1}^{r}\left(\lambda_{k}-\lambda_{r}\right)^{2}\) et que \(\sum\limits_{k=1}^{r}\left(\lambda_{k}-\lambda_{r}\right)^{2}=r s^{2}+r\left(m-\lambda_{r}\right)^{2}\). En conclure que si \(r \geqslant 2\) :
\[\lambda_{r} \leqslant m-\frac{s}{\sqrt{r-1}}\]
On suppose, dans cette question, que \(n \geqslant 3\) et l’on considère \(A \in \mathcal{H}_{n}\).
On utilise les notations de la question précédente avec \(M=-H_{n} A H_{n}=2 \, \Phi(A)\), en supposant que le rang de \(M\), noté \(r\), est supérieur ou égal à 1.
Montrer que \(m=\dfrac{1}{n r} \,{}^t\!\, U_{n} A U_{n}\) et que \(s^{2}=\dfrac{1}{r} \, \operatorname{Tr} (A^{2} )-\dfrac{2}{n r} \, {}^t\!\, U_{n} A^{2} U_{n}+ \left( r-1 \right)m^{2}\).
Montrer que si \(A\) est euclidienne alors \(\dfrac{2}{n} \,{}^t\!\,U_{n} A^{2} U_{n} \geqslant \operatorname{Tr} (A^{2} )\).
On rappelle que \(r \leqslant n-1\). Montrer que si l’on a \(m \geqslant 0\) et :
\[\frac{2}{n} \,{}^t\!\, U_{n} A^{2} U_{n}-\frac{n-3}{n^{2}(n-2)}\left( {}^t\!\, U_{n} A U_{n}\right)^{2} \geqslant \operatorname{Tr} (A^{2} )\]
alors \(A\) est euclidienne.
Exemples.
On suppose dans cette question que \(n=3\) et \(A \in \mathcal{H}_{3}\).
Montrer que \(A \in \mathcal{E}_{3}\) si et seulement si \(m \geqslant 0\) et \(\dfrac{2}{3} \,{}^t\!\, U_{3} A^{2} U_{3} \geqslant \operatorname{Tr} (A^{2} )\). En déduire pour quelles valeurs de \(a\), la matrice \(\begin{pmatrix} 0 & a & 1 \\ a & 0 & 1 \\ 1 & 1 & 0 \end{pmatrix}\) est euclidienne.
Montrer que la matrice de la question 9 satisfait la condition suffisante de la question 20.c).
Écrire une fonction Python
CsEuclidienne(A) qui renvoie
True si A,
représentant une matrice de symétrique à élément diagonaux tous nuls,
vérifie la condition suffisante de la question 20.c) et
False sinon.
Le corrigé pas à pas, les aides et les explications sont disponibles dans la plateforme.