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On note \(\mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) l’espace vectoriel des matrices carrées d’ordre 3 à coefficients réels.
On pose pour toute matrice \(A=\left( a_{i,j}\right) _{1 \leqslant i,j\leq3}\in% \mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) : \[\begin{array}{llll} \displaystyle s_{1}(A) =\sum\limits_{j=1}^{3}a_{1,j} & \displaystyle s_{2}\left( A\right) =\sum\limits_{j=1}^{3}a_{2,j} & \displaystyle s_{3}(A) =\sum\limits_{j=1}^{3}a_{3,j} & \text{(somme des coefficients des lignes)} \\ \displaystyle s_{4}(A) =\sum\limits_{i=1}^{3}a_{i,1} & \displaystyle s_{5}\left( A\right) =\sum\limits_{i=1}^{3}a_{i,2} & \displaystyle s_{6}(A) =\sum\limits_{i=1}^{3}a_{i,3} & \text{(somme des coefficicnts des colonnes)} \\ \displaystyle s_{7}(A) =\sum\limits_{i=1}^{3}a_{i,i} & \displaystyle s_{8}\left( A\right) =\sum\limits_{i=1}^{3}a_{i,4-i} & & \text{(somme des coefficients des diagonales)} \end{array}\]
Pour tout couple \(\left( k,\ell\right) \in \left[\kern-0.15em\left[ {1,3} \right]\kern-0.15em\right]^{2}\), on note \(E_{k,\ell}\) la matrice de \(\mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) dont tous les coefficients sont nuls excepté celui situé à l’intersection de la \(k\)-ième ligne et de la \(\ell\)-ième colonne qui vaut 1.
On rappelle que la famille \(\left( E_{1,1},E_{1,2},E_{1,3},E_{2,1},E_{2,2},E_{2,3},E_{3,1},E_{3,2},E_{3,3}% \right)\) est une base de \(\mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) ; on note \(\mathcal{B}\) cette base.
Soit \(\mathcal{E}\) l’ensemble des matrices \(A\in\mathcal{M}_{3}( \mathbb{R})\) telles que \(s_{7}(A) =0\).
Montrer que \(\mathcal{E}\) est un sous-espace vectoriel de \(\mathcal{M}% _{3}( \mathbb{R})\).
Quelle est la dimension de \(\mathcal{E}\) ?
Soit \(f\) l’application de \(\mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) dans \(%
\mathbb{R}^{8}\) qui à toute matrice \(A\) fait correspondre le vecteur
\(f(A) =\left( s_{1}(A) ,s_{2}(A)
,s_{3}(A) ,s_{4}(A) ,s_{5}(A)
,s_{6}(A) ,s_{7}(A) ,s_{8}(A) \right)\) de \(\mathbb{R}^{8}\)
Montrer que \(f\) est une application linéaire.
On note \(\mathcal{C}\) la base canonique de \(\mathbb{R}^{8}\). é crire la matrice \(F\) de \(f\) dans les bases \(\mathcal{B}\) et \(\mathcal{C}\).
On note \(\mathcal{G}\) l’ensemble des matrices \(A\in\mathcal{M}% _{3}(\mathbb{R})\) telles que : \[s_{1}(A) =s_{2}(A) =s_{3}(A) =s_{4}(A) =s_{5}(A) =s_{6}(A) =s_{7}(A) =s_{8}(A)\]
Montrer que \(\mathcal{G}\) est un sous-espace vectoriel de \(\mathcal{M}% _{3}(\mathbb{R})\).
On note \(\mathrm{Ker}(f)\) le noyau de l’application linéaire \(f\). Montrer que \(\mathcal{G} \cap \mathcal{E} = \mathrm{Ker}(f)\).
On note \(J\) la matrice de \(\mathcal{M}_{3}(\mathbb{R})\) dont tous les coefficients sont égaux à 1. Montrer que toute matrice de \(\mathcal{G}\) s’écrit de manière unique comme la somme d’une matrice de \(\mathrm{Ker}(f)\) et d’une matrice de Vect\(\left( J\right)\).
Quel est le rang de l’application \(f\) ?
Déterminer la dimension de \(\mathrm{Ker}(f)\) ainsi qu’une base de \(% \mathrm{Ker}(f)\).
La fonction de répartition de la loi normale centrée ré duite est notée \(\Phi\).
La notation \(\exp\) désigne la fonction exponentielle.
Les trois parties du problème sont très largement indé pendantes.
Soit \(N\) la fonction définie sur l’intervalle \(\left[ 0,1\right[\) , à valeurs réelles, telle que : \[N\left( x\right) =x^{2}-2x-2\left( 1-x\right) \ln \left( 1-x\right)\]
Montrer que la fonction \(N\) est de classe \(\mathcal{C}^{1}\) sur \(\left[ 0,1\right[\).
Montrer que pour tout \(x\in\left[ 0,1\right[\), on a : \(\ln \! \left( 1-x\right) \leqslant -x\).
Montrer que pour tout \(x\in\left[ 0,1\right[\), on a \(N^{\prime} \! \left( x\right) \leqslant 0\).
En déduire pour tout \(x\in\left[ 0,1\right[\), un encadrement de \(% N(x)\).
Soit \(f\) la fonction définie sur l’intervalle \(\left] 0,1\right[\) , à valeurs réelles, telle que : \(f\left( x\right) =-2 \, \dfrac {% x+\ln\left( 1-x\right) }{x^{2}}\).
Rappeler le développement limité en 0 à l’ordre 2 de \(% \ln(1-x)\).
Calculer \(\lim\limits_{x\rightarrow0}f\left( x\right)\). En dé duire que la fonction \(f\) est prolongeable par continuité en \(0\).
On note encore \(f\) la fonction ainsi prolongée.
Sous réserve d’existence, on note \(f^{\prime}\) la fonction dé rivée de \(f\).
Montrer que pour tout \(x\in\left] 0,1\right[\), on a : \(f^{\prime}\left( x\right) =-2 \, \dfrac{N\left( x\right) }{x^{3}\left( 1-x\right) }\).
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f\) sur \(\left[ 0,1% \right[\).
En déduire que \(f\) réalise une bijection strictement croissante de \(% \left[ 0,1\right[\) dans \(\left[ 1,+\infty \right[\).
On pose pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\) et pour tout \(x\in\left[ 0,1% \right[\) : \(g_{n}\left( x\right) =\exp \!\left( -\frac{nx^{2}}{2} \, f( x ) \right)\).
Établir la convergence de l’intégrale \(\displaystyle \int_{0}^{1}g_{n}\left( x\right) \mathrm{d}x\). On pose alors pour tout n\(\in\mathbb{N}^{\ast}\) : \[I_{n}=\int _{0}^{1}g_{n}\left( x\right) \mathrm{d}x\]
Montrer que pour tout \(x\in\left[ 0,1\right[\), on a : \(\displaystyle 0\leqslant g_{n}\left( x\right) \leqslant \exp \! \left( -\frac{nx^{2}}{2}\right)\).
En déduire l’encadrement : \(0 \leqslant I_{n}\leq\sqrt{\frac{2\pi}{n}}% \left( \Phi\left( \sqrt{n}\right) -\frac{1}{2}\right)\)
Montrer que pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), on a : \(\displaystyle 0 \leqslant I_{n}\leqslant% \sqrt{\frac{\pi}{2n}}\)
Soit \(\left( v_{n}\right) _{n\in\mathbb{N}^{\ast}}\) la suite r éelle définie par : pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), \(\displaystyle v_{n}=\frac{1% }{\ln\left( n+2\right) }\)
Montrer que pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), on a : \(0<v_{n}<1\).
On pose pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\) : \(w_{n}=f\left( v_{n}\right)\). Établir la convergence de la suite \(\left( w_{n}\right) _{n\in\mathbb{N}^{\ast}}\) ; déterminer sa limite.
Établir pour tout \(n\in \mathbb{N}^{\ast }\) les inégalités suivantes : \[I_{n}\geqslant \int_{0}^{v_{n}}g_{n}(x) \, \mathrm{d}x\geqslant \int_{0}^{v_{n}}\exp \left( -\frac{nx^{2}}{2}w_{n}\right) \mathrm{d}x\geqslant \frac{1}{\sqrt{nw_{n}}}% \int_{0}^{v_{n}\sqrt{nw_{n}}}\exp \left( -\frac{u^{2}}{2}\right) \mathrm{d}u\]
Établir pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), l’encadrement : \(\displaystyle \frac{% 2}{\sqrt{w_{n}}}\left( \Phi\left( v_{n}\sqrt{nw_{n}}\right) -\frac{1}{2}% \right) \leqslant I_{n}\sqrt{\frac{2n}{\pi}}\leqslant 1\).
En déduire un équivalent de \(I_{n}\) lorsque \(n\) tend vers \(% +\infty\)
Les notations sont identiques à celles de la Partie I.
On pose pour tout réel \(x>0\) et pour tout \(n\in \mathbb{N}% ^{\ast }\) : \(J_{0}(x) =1-\mathrm{e}^{-x}\) et \(\displaystyle J_{n}(x) =\frac{% 1}{n!}\int_{0}^{x}t^{n} \, \mathrm{e}^{-t}\,\mathrm{d}t\).
Calculer pour tout réel \(x>0\), \(J_{1}(x)\).
établir pour tout réel \(x>0\) et pour tout \(n\in\mathbb{N}% ^{\ast }\), la relation : \(\displaystyle J_{n}(x) =J_{n-1}(x) -% \frac {1}{n!} \, x^{n} \, \mathrm{e}^{-x}\).
En déduire pour tout réel \(x>0\) et pour tout \(n\in \mathbb{N}% ^{\ast}\), une expression de \(J_{n}(x)\) sous forme de somme.
Montrer que pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), l’intégrale \(\displaystyle \int _{0}^{+\infty}t^{n} \, \mathrm{e}^{-t}\,\mathrm{d}t\) est convergente et calculer sa valeur.
A l’aide du changement de variable \(t=n \left( 1-x \right)\), montrer que pour tout \(% n\in \mathbb{N}^{\ast }\), on a : \[I_{n}=n! \, \frac{\mathrm{e}^{n}}{n^{n+1}} \, J_{n}( n)\]
Soit \(\left( X_{n}\right) _{n\in\mathbb{N}^{\ast}}\) une suite de variables al éatoires indépendantes, définies sur un espace probabilisé \((\Omega,\mathcal{A},\mathbb{P})\), de même loi de Poisson de param ètre 1. On pose pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\) : \(S_{n}=\sum% \limits_{i=1}^{n}X_{i}\).
Rappeler, sans démonstration mais en citant le résultat de cours utilisé, la loi de la variable aléatoire \(S_{n}\).
Exprimer pour tout \(n\in \mathbb{N}^{\ast }\), \(\mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])\) et \(% \mathbb{P}([S_{n}\geqslant n])\) en fonction de \(J_{n}( n)\) et \(J_{n-1}( n)\) respectivement.
Pour tout \(n\in \mathbb{N}^{\ast }\), on note \(h_{n}\) la fonction définie sur \(\mathbb{R}_{+}\) à valeurs réelles, telle que : \(h_{n}(x) =x^{n} \, \mathrm{e}^{-x}\).
Étudier les variations de \(h_{n}\) sur \(\mathbb{R}_{+}\).
Établir pour tout \(n\in\mathbb{N}^{\ast}\), la relation : \[\mathbb{P}(\left[ S_{n+1} \leqslant n+1\right] )- \mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])=-\frac{1}{\left( n+1\right) !}\int_{n}^{n+1}\left( h_{n+1}\left( t\right) -h_{n+1}\left( n\right) \right) \mathrm{d}t\]
En déduire que la suite \(\left( \mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])\right) _{n\in% \mathbb{N}^{\ast}}\) est décroissante.
étudier la monotonie de la suite \(\left( \mathbb{P}([S_{n}\geqslant n])\right) _{n\in\mathbb{N}^{\ast}}\).
Montrer que les deux suites \(\left( \mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])\right) _{n\in% \mathbb{N}^{\ast}}\) et \(\left( \mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])\right) _{n\in \mathbb{N}% ^{\ast}}\) sont convergentes.
Énoncer le théorème limite central et dé terminer \(\lim\limits_{n\rightarrow+\infty}\mathbb{P}([S_{n} \leqslant n])\)
En déduire, à l’aide des questions ??? et ???, un é quivalent de \(n!\) lorsque \(n\) tend vers \(+\infty\).
Donner un équivalent et la limite de \(\mathbb{P}([S_{n}=n])\) lorsque \(n\) tend vers \(+\infty\).
Déterminer \(\lim\limits_{n\rightarrow +\infty }\mathbb{P}([S_{n}\geqslant n])\) .
Soit \(X\) une variable aléatoire réelle définie sur un espace probabilisé \(\left( \Omega,\mathcal{A},\mathbb{P}\right)\), de fonction de ré partition \(F\). On appelle médiane de \(X\) , tout réel \(m\) vé rifiant les deux conditions : \(\mathbb{P}\left( \left[ X \leqslant m\right] \right) \geqslant% \frac{1}{2}\) et \(\mathbb{P}\left( \left[ X\geqslant m\right] \right) \geqslant \frac{1}{2}.\)
On admet qu’un tel réel \(m\) existe toujours.
Dans un programme Python, on suppose
avoir stocké les probabilités \(\mathbb{P}(X=k)\), \(k\in\mathbb{N}\), d’une variable aléatoire
discrète \(X\) à valeurs dans \(\mathbb{N}\) dans un tableau
numpy loi.
Écrire une fonction en langage Python,
d’en-tête def Mediane(Loi) qui renvoie une
médiane de \(X\).
Dans cette question, \(X\) est une variable aléatoire discrète à valeurs dans \(\mathbb{N}\) admettant une espérance \(\mathbb{E}(X)\).
Montrer que pour tout \(r\in\mathbb{N}^{\ast}\), on a : \(\displaystyle \mathbb{E}\left( \left\vert X-r\right\vert \right) = \mathbb{E}(X) -r+2\sum\limits_{k=0}^{r-1}\left( r-k\right) \mathbb{P}\left( \left[ X=k\right] \right)\).
Montrer que : \(\displaystyle \sum\limits_{k=0}^{r-1}F\left( k\right) =\sum \limits_{k=0}^{r-1}\left( r-k\right) \mathbb{P}\left( \left[ X=k\right] \right)\).
En déduire que pour tout \(r\in\mathbb{N}^{\ast}\), on a : \(\displaystyle \mathbb{E}\left( \left\vert X-r\right\vert \right) = \mathbb{E}(X) +2\sum\limits_{k=0}^{r-1}\left( F\left( k\right) -\frac{1}{2}\right)\)
Soit \(m\) une médiane de \(X\). On suppose que \(m\in \mathbb{N}^{\ast }\).
Déterminer, pour tout \(r\in \mathbb{N}^{\ast }\), le signe de \(\mathbb{E}\left( \left\vert X-r\right\vert \right) -\mathbb{E}\left( \left\vert X-m\right\vert \right)\). Conclure.
On suppose que \(X\) suit la loi de Poisson de paramètre \(n\) (\(n\in \mathbb{N}^{\ast }\)).
En utilisant les questions ??? et ???, justifier que \(n\) est une m édiane de \(X\).
En utilisant les questions ??? et ???, montrer que \(\mathbb{E}\left(
\left\vert X-n\right\vert \right)\) est équivalent à \(\displaystyle \sqrt{\frac{2n%
}{\pi }}\) quand \(n\) tend vers
\(+\infty\).
Dans cette question, \(X\) est une variable aléatoire à densit é dont une densité \(f\) est continue sur \(\mathbb{R}\).
On suppose que \(X\) admet une espérance \(\mathbb{E}(X)\). Soit \(M\) la fonction de \(% \mathbb{R}\) dans \(\mathbb{R}\) définie par : \[M(x)=\mathbb{E}\left( \left\vert X-x\right\vert \right)\]
Établir pour tout \(x\geqslant 0\) l’encadrement \(0 \leqslant x\left( 1-F\left( x\right) \right) \leqslant \int_{x}^{+\infty}tf\left( t\right) \mathrm{d}t\).
En déduire que \(\lim\limits_{x\rightarrow+\infty}x\left( 1-F\left( x\right) \right) =0\).
En considérant la variable aléatoire \(-X\). montrer que \(% \lim\limits_{x\rightarrow-\infty}xF(x) =0\).
Établir pour tout \(x\) réel, la relation : \(\displaystyle M(x) =\int_{-\infty}^{x}F\left( t\right) \mathrm{d}t+\int_{x}^{+\infty}\left( 1-F\left( t\right) \right)\mathrm{d}t\)
Montrer que pour tout couple \(\left( a,b\right) \in\mathbb{R}^{2}\), on a : \(\displaystyle M\left( b\right) -M(A) =\int_{a}^{b}\left( 2F\left( t\right) -1\right) \mathrm{d}t\).
On note \(m\) une médiane de \(X\). Montrer que \(m\) est un point en lequel la fonction \(M\) atteint son minimum.
Le corrigé pas à pas, les aides et les explications sont disponibles dans la plateforme.