Comment étudier la nature d'une série ?
Les questions fondamentales pour choisir la bonne méthode rapidement.
Pour étudier la nature d’une série \(\sum u_n\), il est essentiel d’identifier rapidement la méthode la plus adaptée.
La stratégie consiste à analyser la structure du terme général afin de déterminer s’il est possible d’utiliser une série de référence, une comparaison, un équivalent ou une étude directe des sommes partielles.
Les questions réflexes
Pour étudier la nature de la série \( \sum u_n \), on se pose ces questions, dans cet ordre.
S'agit-il d'une série de référence ?
Démarche
Si la série étudiée est exactement de ce type ou peut s’exprimer comme combinaison linéaire de séries de ce type, sa nature est immédiatement connue.
Opérations sur les séries
Soit \( (u_n) \) et \( (v_n) \) deux suites réelles et \(\lambda \in \mathbb{R}\).
- Si les séries \(\sum u_n\) et \(\sum v_n\) convergent, alors la série \[ \sum (\lambda u_n + v_n) \] converge.
- Si la série \(\sum u_n\) converge et la série \(\sum v_n\) diverge, alors la série \[ \sum (u_n + v_n) \] diverge.
- Si les séries \(\sum u_n\) et \(\sum v_n\) divergent, on ne peut rien affirmer quant à la nature de la série \[ \sum (u_n + v_n). \]
Exemple
La présence du terme \(3^n\) fait penser aux séries géométriques et géométriques dérivées. On commence donc par remarquer que :
\[ \begin{align*} \forall n \in \mathbb{N},\ \frac{n+2}{3^n} &= \frac{n}{3^n} + \frac{2}{3^n} \\ &= \frac{1}{3} \, n \left(\frac{1}{3}\right)^{n-1} + 2 \left(\frac{1}{3}\right)^n \end{align*} \]De plus, \(\frac{1}{3} \in ]-1,1[\), donc :
- la série \(\displaystyle \sum n \left(\frac{1}{3}\right)^{n-1}\) est une série géométrique dérivée convergente,
- la série \(\displaystyle \sum \left(\frac{1}{3}\right)^n\) est une série géométrique convergente.
La série \[ \sum \frac{n+2}{3^n} \] est donc convergente comme combinaison linéaire de séries convergentes.
Quelle est la limite de \(u_n\) ?
Démarche
Avant toute méthode plus élaborée, on commence toujours par étudier la limite du terme général \(u_n\).
On sait que, si la série \(\sum u_n\) converge, alors \[ \lim_{n\to+\infty} u_n = 0. \]
Par conséquent :
- si \(\lim_{n\to+\infty} u_n \neq 0\), alors la série \(\sum u_n\) diverge,
- si \(\lim_{n\to+\infty} u_n = 0\), on ne peut pas conclure et il faut utiliser une autre méthode.
Erreur classique
Conclure que la série converge parce que \(\lim u_n = 0\).
Critère nécessaire de convergence
Si la série \(\sum u_n\) converge, alors \[ \lim_{n\to+\infty} u_n = 0. \]
La contraposée est souvent utilisée :
- si \(\lim_{n\to+\infty} u_n \neq 0\), alors \(\sum u_n\) diverge.
Exemple
Étudier la nature de la série \[ \sum \frac{n^2+1}{2n+3n^2}. \]
On pose \(u_n=\frac{n^2+1}{2n+3n^2}\). On factorise par \(n^2\) au numérateur et au dénominateur :
\[ \begin{align*} u_n &=\frac{n^2\left(1+\frac{1}{n^2}\right)}{n^2\left(\frac{2}{n}+3\right)}\\ &=\frac{1+\frac{1}{n^2}}{3+\frac{2}{n}} \end{align*} \]On en déduit que \[ \lim_{n\to+\infty} u_n=\frac{1}{3}\neq 0. \]
La série \(\sum u_n\) est donc divergente.
Peut-on utiliser un équivalent ?
Démarche
Si les méthodes précédentes n'ont rien donné et si la suite \( u \) est positive, pour étudier la nature d'une série il est en général intéressant de commencer par chercher un équivalent simple.
En effet, si u est positive et si \(u_n \sim v_n\), alors les séries \(\sum u_n\) et \(\sum v_n\) sont de même nature.
La stratégie consiste donc à :
- déterminer un équivalent simple de \(u_n\) (voir page méthodes de recherche d’équivalent),
- étudier la nature de la série associée.
Erreur classique
Utiliser un équivalent lorsque la suite n’est pas de signe constant, ce qui empêche toute conclusion sur la nature de la série.
Comparaison par équivalent
Si les méthodes précédentes n'ont rien donné et si la suite u est positive, pour étudier la nature d'une série il est en général intéressant de commencer par chercher un équivalent simple.
En effet, si u est positive et si \(u_n \sim v_n\), alors les séries \(\sum u_n\) et \(\sum v_n\) sont de même nature.
La stratégie consiste donc à :
- déterminer un équivalent simple de \(u_n\) (voir page méthodes de recherche d’équivalent),
- étudier la nature de la série associée.
Erreur classique
Utiliser un équivalent lorsque la suite n’est pas de signe constant, ce qui empêche toute conclusion sur la nature de la série.
Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \frac{n+\ln(n)}{n^3+1}. \]
On pose \[ u_n=\frac{n+\ln(n)}{n^3+1}. \]
Comme \(\ln(n)\) est négligeable devant \(n\) lorsque \(n\to+\infty\) (croissances comparées), on a \[ n+\ln(n)\sim n. \] De plus, \[ n^3+1 \sim n^3. \] On en déduit que \[ u_n \sim \frac{n}{n^3}=\frac{1}{n^2}. \]
Or la série \[ \sum \frac{1}{n^2} \] est une série de Riemann convergente (car \(2>1\)).
Les suites en présence étant positives à partir d’un certain rang, on conclut par comparaison par équivalence que la série \[ \sum u_n \] est convergente.
Peut-on utiliser une majoration ou une minoration ?
Démarche
Si la recherche d’un équivalent n’est pas possible et si la suite \( u \) est positive, il est souvent pertinent d’utiliser un raisonnement par comparaison.
On cherche alors à comparer le terme général \(u_n\) à celui d’une série de référence dont la nature est connue.
On utilise les résultats suivants :
- si \(0 \leqslant u_n \leqslant v_n\) à partir d’un certain rang et si la série \(\sum v_n\) converge, alors la série \(\sum u_n\) converge,
- si \(0 \leqslant v_n \leqslant u_n\) à partir d’un certain rang et si la série \(\sum v_n\) diverge, alors la série \(\sum u_n\) diverge.
Erreur classique
Comparer deux suites sans vérifier qu’elles sont positives à partir d’un certain rang.
Comparaison par majoration/minoration
Soit \(u\) et \(v\) des suites positives (au moins à partir d’un certain rang) et telles qu’il existe \(n_0 \in \mathbb{N}\) pour lequel :
\[ \forall n \geqslant n_0,\quad 0 \leqslant u_n \leqslant v_n. \]- Si la série \(\sum v_n\) converge, alors la série \(\sum u_n\) converge.
- Si la série \(\sum u_n\) diverge, alors la série \(\sum v_n\) diverge.
Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \frac{\ln(n)}{n}. \]
On pose \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\quad u_n=\frac{\ln(n)}{n}. \]
Pour tout \(n\geqslant 3\), on a \(\ln(n)\geqslant 1\), donc :
\[ \forall n \geqslant 3,\quad 0 \leqslant \frac{1}{n} \leqslant \frac{\ln(n)}{n}. \]Or la série \[ \sum \frac{1}{n} \] diverge.
On en déduit par comparaison que la série \[ \sum u_n \] diverge.
Peut-on utiliser une négligeabilité ?
Démarche
Si la suite u est positive et si l’on parvient à montrer que \(u_n\) est négligeable devant une suite \(v_n\) dont la série \(\sum v_n\) est convergente, on peut conclure par comparaison.
Plus précisément, si l’on a \[ u_n = o(v_n) \quad \text{lorsque } n\to+\infty \] alors il existe \(n_0 \in \mathbb{N}\) tel que, pour tout \(n\geqslant n_0\), on a \(0\leqslant u_n \leqslant v_n\), et la convergence de \(\sum v_n\) entraîne celle de \(\sum u_n\).
En pratique, si la suite u est positive (au moins à partir d’un certain rang), pour étudier la nature de la série \(\sum u_n\), on peut étudier la limite de la suite \((n^\alpha u_n)\).
- S’il existe un réel \(\alpha > 1\) (en général on teste \( \alpha = 2 \)) tel que \[ \lim_{n\to+\infty} n^\alpha u_n = 0 \] alors \[ u_n = o\!\left(\frac{1}{n^\alpha}\right) \] ce qui permet de prouver que la série \(\sum u_n\) converge.
- S’il existe un réel \(\alpha \leqslant 1\) (en général on teste \( \alpha = \frac{1}{2} \)) tel que \[ \lim_{n\to+\infty} n^\alpha u_n = +\infty \] (alors on essaie en général avec \(\alpha=1\) ou \(\alpha=\frac{1}{2}\)), on a : \[ \frac{1}{n^\alpha} = o(u_n) \] ce qui permet de prouver que la série \(\sum u_n\) diverge.
Erreur classique
Oublier que cette méthode nécessite que la suite soit positive (au moins à partir d’un certain rang).
Comparaison par négligeabilité
Soit \(u\) et \(v\) des suites positives (au moins à partir d’un certain rang) et telles que :
\[ u_n = o(v_n) \]- Si la série \(\sum v_n\) converge, alors la série \(\sum u_n\) converge.
- Si la série \(\sum u_n\) diverge, alors la série \(\sum v_n\) diverge.
Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \frac{\ln(n)}{n^2} \]
On pose \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\ u_n=\frac{\ln(n)}{n^2} \]
Par croissances comparées, on a \[ \lim_{n \to + \infty} n^{3/2} u_n = \lim_{n \to + \infty} \frac{\ln(n)}{n^{1/2}} = 0 \] donc \[ u_n==o\!\left(\frac{1}{n^{3/2}}\right) \]
Or la série \[ \sum \frac{1}{n^{3/2}} \] est une série de Riemann convergente.
Comme les termes sont positifs, la série \(\sum u_n\) est donc convergente.
Peut-on prouver la convergence absolue ?
Démarche
Si la suite \(u\) n’est pas de signe constant, il peut être difficile d’étudier directement la nature de la série \(\sum u_n\).
Dans ce cas, il est souvent utile d’étudier la série des valeurs absolues \(\sum |u_n|\).
On sait en effet que, si la série \(\sum |u_n|\) converge, alors la série \(\sum u_n\) converge.
Erreur classique
Penser que la divergence de \(\sum |u_n|\) entraîne la divergence de \(\sum u_n\).
Absolue convergence
Soit \( u \) une suite réelle.
- On dit que la série \( \sum u_n \) est absolument convergente si la série \(\sum |u_n|\) converge.
- Si la série \( \sum u_n \) est absolument convergente, alors la série \(\sum u_n\) converge.
Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \frac{(-1)^n}{n^2}. \]
On pose \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\ u_n=\frac{(-1)^n}{n^2}. \]
La suite \( u \) n'est pas de signe constant, donc on étudie l'absolue convergence. Or on a
\[ \forall n \in \mathbb{N}^*, \ |u_n|=\frac{1}{n^2}. \]Comme la série \[ \sum \frac{1}{n^2} \] est une série de Riemann convergente (car \( 2>1\), la série \(\sum u_n\) est donc absolument convergente, donc convergente.
Peut-on étudier la suite des sommes partielles ?
Démarche
Lorsque les méthodes précédentes ne permettent pas de conclure, on revient à la définition et on étudie la suite des sommes partielles définie par
\[ \forall n \in \mathbb{N},\ S_n = \sum_{k=0}^n u_k. \]Deux situations classiques apparaissent :
- Les séries télescopiques : lorsque le terme général peut s’écrire sous la forme \[ u_n = a_{n+1} - a_n, \] la somme partielle se simplifie et on obtient \[ S_n = a_{n+1} - a_0. \] La nature de la série se déduit de la nature de la suite \((a_n)\).
- Les séries à termes positifs : si la suite \(u\) est positive, la suite des sommes partielles est croissante. On peut alors utiliser le théorème de la limite monotone :
- si \((S_n)\) est majorée, la série converge,
- si \((S_n)\) n’est pas majorée, la série diverge.
Définition de la convergence d'une série
Soit \(u\) une suite réelle.
On définit la suite \((S_n)\) (appelée suite des sommes partielles) par :
\[ \forall n \in \mathbb{N},\ S_n=\sum_{k=0}^n u_k. \]On dit que la série \(\sum u_n\) est convergente si la suite \((S_n)\) est convergente et, dans ce cas, on appelle somme de la série le réel défini par :
\[ \sum_{k=0}^{+\infty} u_k=\lim_{n\to+\infty} S_n. \]Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \left(\frac{1}{n} - \frac{1}{n+1}\right). \]
On pose \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\ u_n = \frac{1}{n} - \frac{1}{n+1}. \]
On remarque que la série est télescopique, et on a ainsi
\begin{align*} \forall n \in \mathbb{N}^*,\ S_n &= \sum_{k=1}^n \left(\frac{1}{k} - \frac{1}{k+1}\right) \\ &= 1 - \frac{1}{n+1}. \end{align*}On en déduit que :
\[ \lim_{n\to+\infty} S_n = 1. \]La série est donc convergente.
Puis-je utiliser une comparaison série-intégrale ?
Démarche
Lorsque le terme général de la série est de la forme \(u_n=f(n)\), où \(f\) est une fonction continue, positive et décroissante sur \(\mathbb{R}_+\), on peut utiliser une comparaison série-intégrale.
Le résultat n’est pas explicitement au programme ; cependant la méthode de démonstration est souvent demandée et repose sur la méthode des rectangles.
On procède alors de la manière suivante :
- On commence par utiliser la monotonie de \(f\) pour remarquer que : \[ \forall k \in \mathbb{N},\quad \forall t \in [k,k+1],\quad f(k+1) \leqslant f(t) \leqslant f(k). \]
- On applique ensuite la croissance de l’intégration pour en déduire : \[ \forall k \in \mathbb{N},\quad f(k+1) \leqslant \int_k^{k+1} f(t)\,\mathrm{d}t \leqslant f(k). \]
- On en déduit un encadrement de \(u_k\) : \[ \forall k \in \mathbb{N}^*,\quad \int_k^{k+1} f(t)\,\mathrm{d}t \leqslant u_k \leqslant \int_{k-1}^{k} f(t)\,\mathrm{d}t. \]
- En sommant ces inégalités et en utilisant la relation de Chasles, on obtient : \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\quad \int_1^{n+1} f(t)\,\mathrm{d}t \le \sum_{k=1}^n u_k \le \int_0^{n} f(t)\,\mathrm{d}t. \]
Comme la suite des sommes partielles \((S_n)\) est croissante (car \(u\) est positive), on en déduit :
- Si la suite \[ \left(\int_0^{n} f(t)\,\mathrm{d}t\right) \] est convergente, alors \((S_n)\) est majorée, donc convergente.
- Si la suite \[ \left(\int_0^{n} f(t)\,\mathrm{d}t\right) \] est divergente, alors elle diverge vers \(+\infty\) (car elle est croissante) et la suite \((S_n)\) diverge.
Comparaison série-intégrale
Se souvenir que, si \(f\) est continue, positive et décroissante sur \([a,+\infty [\) (avec \( a \geqslant 0 \)), alors la série \(\sum u_n\) (où \(u_n=f(n)\)) est convergente si et seulement si la suite
\[ \left(\int_a^n f(t)\,\mathrm{d}t\right)_n \]est convergente, ce qui équivaut à la convergence de l’intégrale impropre :
\[ \int_a^{+\infty} f(t)\,\mathrm{d}t, \]puisque \(f\) est positive.
Remarque
Ce résultat est très classique mais hors programme. Il peut être démontré en utilisant la méthode des rectangles.
Exemple
Déterminer la nature de la série \[ \sum \frac{\ln(n)}{n}. \]
On pose \[ \forall n \in \mathbb{N}^*,\quad u_n=\frac{\ln(n)}{n}. \] On remarque que \(u_n=f(n)\) avec \[ f : t \mapsto \frac{\ln(t)}{t}. \]
On travaille sur \([1,+\infty[\). La fonction \(f\) est continue sur \([1,+\infty[\) et, pour tout \(t\geqslant 1\), on a \(\ln(t)\geqslant 0\), donc \(f(t)\geqslant 0\).
De plus \( f \) est dérivable sur \( [1,+\infty[ \) et on a, pour tout \(t>0\), \[ f'(t)=\frac{1-\ln(t)}{t^2}. \] Donc \[ \forall t \geqslant e,\ f'(t) \leqslant 0 \] Ainsi \(f\) est décroissante sur \([e,+\infty[\).
On peut donc appliquer la comparaison série-intégrale à partir d’un certain rang, en travaillant sur l’intervalle \([3,+\infty[\) (car \(3\geqslant e\)).
On utilise alors la monotonie de \(f\) : pour tout \(k\geqslant 3\) et tout \(t\in[k,k+1]\), on a \[ f(k+1)\leqslant f(t)\leqslant f(k) \]
Par croissance de l’intégration, on en déduit, les fonctions en présence étant continues sur \( [k,k+1] \), avec \( k \leqslant k+1 \) : \[ \forall k\geqslant 3,\ f(k+1)\leqslant \int_k^{k+1} f(t)\,\mathrm{d}t \leqslant f(k). \]
Comme \(u_k=f(k)\), on obtient : \[ \forall k\geqslant 4,\ \int_k^{k+1} f(t)\,\mathrm{d}t \leqslant u_k \leqslant \int_{k-1}^{k} f(t)\,\mathrm{d}t. \]
En sommant ces inégalités de \(k=4\) à \(n\) et en utilisant la relation de Chasles, on obtient : \[ \forall n\geqslant 4,\ \int_4^{n+1} f(t)\,\mathrm{d}t \le \sum_{k=4}^{n} u_k \le \int_3^{n} f(t)\,\mathrm{d}t. \]
De plus une primitive de \(t \mapsto \frac{\ln(t)}{t}\) est \(t \mapsto \frac{(\ln(t))^2}{2}\), donc : \[ \forall n\geqslant 4,\ \int_4^{n+1} f(t)\,\mathrm{d}t = \frac{(\ln(n))^2}{2}-\frac{(\ln(4))^2}{2}. \]
Donc \[ \lim_{n \to +\infty} \int_4^{n+1} f(t)\,\mathrm{d}t = + \infty \]On en déduit que la suite \[ \left(\sum_{k=4}^{n} u_k\right)_n \] diverge également vers \(+\infty\).
Finalement, la série \[ \sum \frac{\ln(n)}{n} \] diverge.